Médiations, de quoi parle-t-on?

La médiation a toujours existé dans le fonctionnement de toute société et de toute communauté humaine. Le terme vient de la racine indo européenne « médyo » qui donnera naissance à « milieu », méridien »… et à « médiation ». La médiation est donc bien plus qu’une simple technique elle implique une posture qui vise à « articuler », « réparer », « tisser », « réunir ».

En tant que conteuse, j’utilise comme médian des récits issus des traditions orales. Les conteurs sont des passeurs, des passeurs de mémoire, de savoirs.

Le médiateur culturel se situe donc dans un entre deux, entre la personne et le groupe, le groupe social et l’institution.

Les outils que je développe me permettent de créer un espace narratif partagé. Ce qui peut prendre différentes formes soit une narration orale ou devenir une écriture théâtrale, poétique, individuelle ou groupale. Toutefois, même si la technicité est souvent mise en avant, elle n’est là que pour aider à mettre en forme. L’esprit créatif ne nécessite aucun apprentissage préalable, il est pulsion. Il surgit, jaillit comme directement venu de l’enfance. Espace précieux et intime nourrit de joie, d’enthousiasme. Et c’est cela qui à mon sens, fait de la médiation culturelle une nécessité démocratique. Aussi, bien que l’impact soit multiple, l’objet des séances a pour vertu essentielle de tisser du lien, créer un maillage qui fait sens, et ainsi apporter un mieux être qui favorise l’accès à de nouveaux possibles.